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Les nouveaux entrepreneurs de 35 ans et plus ont aussi besoin d’accompagnement!

Ils sont de plus en plus nombreux. Et ils se sentent souvent très seuls. Ce sont les plus de 35 ans qui se lancent en affaires.

Ils ont 38, 42, 55, 60 ans et ils ont la fibre entrepreneuriale. Tellement qu’ils ont lancé leur propre entreprise. Et ils constatent qu’ils sont un peu laissés à eux-mêmes par l’écosystème québécois d’aide aux entreprises. Ils peinent ainsi à trouver du financement et, surtout, des programmes d’accompagnement adaptés. Or, chiffres à l’appui, ils expriment un besoin d’accompagnement.

« C’est toujours réjouissant de voir que les jeunes générations envisagent de se lancer en affaires. Cependant, les plus âgés ont aussi besoin d’aide », constate Rina Marchand, directrice principale, Contenus et innovation du Réseau M.

On voit de plus en plus de témoignages sur les réseaux sociaux provenant de membres de la génération X, et même de babyboomers, qui se lancent en affaires et qui ne se sentent pas appuyés et/ou financés par les organismes d’aide aux entrepreneurs, en raison de leur âge. Car beaucoup de programmes d’aide au démarrage d’entreprises s’adressent en effet aux entrepreneurs de 35 ans et moins. Quelques-uns ont d’ailleurs rehaussé cette barre à 40 ans.

Or, le statut d’entrepreneur s’accompagne d’expériences qui s’apprennent sur le tas. L’entrepreneuriat est souvent vécu comme un choc une fois l’entreprise démarrée, et l’expérience de vie d’un nouvel entrepreneur, peu importe son âge, ne fait pas foi de sa capacité à entreprendre. Bref, peu importe votre âge, si vous vous lancez en affaires, vous aurez besoin d’aide, et pas juste sur le plan financier, et vous aurez à faire face au phénomène bien connu de « la solitude de l’entrepreneur ».

Plus matures

Même si la majorité des nouveaux entrepreneurs sont issus de la génération des milléniaux, la part des Canadiens de 55 ans et plus ayant lancé une entreprise a plus que triplé depuis 18 ans, selon une récente étude de la BDC.

Les entrepreneurs de plus de 35 ans ont des atouts : ils sont souvent plus diplômés et expérimentés, notamment dans leur domaine d’expertise, un réseau et des économies ou des actifs plus imposants que les jeunes, des atouts stratégiques quand on se lance en affaires.

« Cette maturité et ce savoir-faire leur permettent d’être plus efficaces plus rapidement à l’étape du prédémarrage et du démarrage. D’ailleurs, selon une étude récente du Massachussetts Institute of Technology (MIT), les entreprises les plus pérennes et fructueuses sont créées par des entrepreneurs dont la moyenne d’âge est de 42 ans », souligne Rina Marchand.

Mais ces nouveaux entrepreneurs plus âgés ont aussi des limitations qui les pousseront à « performer » : ils se lancent en affaires alors qu’ils ont d’importantes responsabilités financières, à un âge où ils devraient songer à épargner pour leur retraite, ou terminer de payer la maison, où leurs enfants commencent leurs études supérieures. Certains ont une progéniture qui n’a pas encore terminé son secondaire! Rendus à cette étape de leur vie, ils sentent peut-être qu’ils n’ont plus tellement le droit à l’erreur…

Un besoin d’accompagnement évident

Chez les nouveaux entrepreneurs de 35 ans et plus, les X sont pourtant bel et bien présents, comme l’indique l’Indice entrepreneurial québécois préparé annuellement par la Fondation de l’entrepreneurship. Les chiffres de l’Indice 2018, publiés en exclusivité ici, sont clairs : 57 % des propriétaires d’entreprises et des démarcheurs de 35-39 ans souhaitent une forme d’accompagnement (v. graphique). Ce besoin est de 55 % chez les 40-44 ans, à 53 % chez les 45-49 ans.

Taux des personnes souhaitant au moins une forme d’accompagnement, propriétaires et démarcheurs, par groupe d’âge, Québec (Indice entrepreneurial québécois - novembre 2018

« Ces chiffres sont révélateurs d’une certaine réalité : plus d’un entrepreneur sur deux, entre 35 et 49 ans, désire une forme d’accompagnement quelconque, reprend Mme Marchand. Le besoin est évident. Peut-être que cette maturité se traduit ainsi : avec le temps et l’âge, ‘nous savons que nous ne savons pas!’».

Bienvenue chez nous!

Parmi les services d’accompagnement à l’entrepreneuriat québécois, le Réseau M est un des rares qui n’impose aucune barrière d’âge. En fait, il est courant de voir un mentor jumelé à un nouvel entrepreneur du même âge, ou même afficher quelques années de moins que lui!

Car la relation mentorale est certes un échange entre un entrepreneur d’expérience et un autre, qui fait ses premières armes. Mais les mentors vous le diront tous : au sein d’une dyade, ils apprennent autant que leurs mentorés…

Dans les faits, le mentorat n’a pas d’âge. Concrètement, l’âge moyen des mentorés du Réseau M est de 39 ans! Le Réseau M accueille tout le monde, peu importe l’âge, le secteur d’activité ou le stade de développement de leur entreprise (qu’elle soit en démarrage, en croissance et même en transfert).

L'Indice entrepreneurial québécois de la Fondation de l'entrepreneurship, présenté par la Caisse de dépôt et placement du Québec en collaboration avec la Banque Nationale et iA Groupe financier, est réalisé en partenariat avec l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale | HEC Montréal et Léger. 

Une collaboration de Stéphane Desjardins

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