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"J'ai pas besoin d'un mentor!" Ben tiens...

Pierre Roy Mentor, Innovation et développement Manicouagan

«Ça va super bien mes affaires. Je suis en pleine croissance. Je sais où je m’en vais. Ben voyons, je n’ai pas besoin d’un mentor!» C’est le réflexe de nombreux entrepreneurs. Erreur!

C’est précisément à cette étape fébrile de sa vie d’entrepreneur que le mentor est le plus utile, confient mentorés et mentors dans la vidéo «Ça va super bien mes affaires… J’ai pas besoin d’un mentor!», de la série Challenger et inspirer, produite par le Réseau M.

 

 

Isabelle Meilleur, mentorée, chez Oxysoins Inc., lit le petit carton sur lequel est inscrite cette petite phrase : «Ça va super bien mes affaires. J’ai pas besoin d’un mentor.» Sa réaction en dit long : elle éclate de rire!

Shalee-Fatou Diop, mentorée, ne peut s’empêcher de rigoler, avant de lâcher une petite phrase assassine : «J’aimerais être cet entrepreneur-là!». Plus séieusement, elle rajoute que ça fait près de 19 ans qu’elle est en affaires et qu’elle a toujours autant besoin d’un mentor!

Karine Foisy, mentorée, de Veille sur toi, est complètement en désaccord avec la petite phrase inscrite sur le carton : «Au contraire! Je pense que c’est justement à ce moment-là que tu as besoin d’un mentor. Parce que ce qui t’attend, c’est gros, et c’est parfois plus gros que toi!»

C’est à cette période-clé de la croissance de l’entreprise que c’est important d’avoir un mentor, souligne Pierre Roy, lui-même mentor. Le plus crucial, insiste-t-il, ce n’est pas de croître, mais d’aller vers un but précis.

Isabelle Meilleur renchérit : «Oui, c’est vrai que ça va super bien, que je connais une très bonne croissance. Mais ça n’empêche pas d’avoir besoin d’un mentor pour partager mes réflexions, pour m’aider à fixer des objectifs, pour me permettre de sortir de ma zone de confort, pour aller encore plus loin que la croissance que je connais actuellement!»

Les entrepreneurs, c’est bien connu, ont tendance à beaucoup partager avec leur conjoint, leurs proches, leurs amis. «Mais, à un certain point, faut aller chercher une aide extérieure, de quelqu’un qui a précisément vécu ce qu’on expérimente. C’est en plein le temps d’aller voir un mentor.», constate Karine Foisy.

«Oui, on peut avoir, comme entrepreneur, l’impression d’être seul dans son cocon, à faire ses affaires sans interférence. Mais on a toujours besoin de bénéficier d’un œil neutre, d’une personne d’expérience qui n’a aucune attente», confie Shalee-Fatou Diop.

Pour la mentore Sylvie Florent, une relation mentorale n’amène pas un mentor à gérer une entreprise à la place de son mentoré. Cette relation ne sert pas non plus à établir, avec un entrepreneur, si son entreprise va bien ou ça va mal. «Ça permet avant tout à l’entrepreneur à voir un peu plus loin, à travailler essentiellement son savoir-être. En fin de compte, il pourra mieux développer son entreprise, car il va devenir un meilleur gestionnaire, un meilleur entrepreneur, une meilleure personne : tout le monde autour de lui va pouvoir en bénéficier.»

Pour Gabriel Méthot, mentoré, de Gamet Productions, la relation mentorale est avant tout enrichissante pour un entrepreneur : «On n’a jamais fini d’apprendre, même si c’est assez cliché comme réponse!»

 

Une collaboration de Stéphane Desjardins

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