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Mon oncle cèdera... un jour...


Des nombreux entrepreneurs souhaitent céder leur entreprise mais cela constitue un véritable défi. À preuve, cet oncle dans ma famille qui a amorcé la transmission de son entreprise de service à son fils et qui, de son propre aveu, est loin d’avoir vu la lumière au bout du tunnel…

Le livre n’a pas été écrit…

Il y a plein d’informations sur le sujet, me direz-vous, mais cet oncle ne s’est pas mis nécessairement à « Googler » furieusement sur la relève… Il était plutôt démuni, lorsque la volonté de transmettre son entreprise à son fils s’est manifestée. Au hasard de ses rencontres, un fiscaliste a su mériter son attention et lui démontrer qu’il pouvait être un « sherpa » digne de confiance dans cette aventure.

Financer sa retraite

Mon oncle a cependant été rapidement confronté à certaines réalités, dont celle de ne pouvoir vendre uniquement à son fils, faute d’argent… La présence d’un employé de confiance désirant accéder à l’actionnariat a heureusement su pallier la situation, mais, malgré tout, mon oncle s’est retrouvé dans une drôle de situation… celle de financer sa retraite! En effet, les conditions de financement offertes à mon cousin et son collègue étaient si difficiles, que c’est mon oncle qui a dû se porter garant des sommes nécessaires. À l’heure qu’il est, il s’estime encore loin de pouvoir enfin récolter ce qu’il avait si patiemment semé… mais il a deux cartes dans sa manche…

Le temps et l’ouverture d’esprit

Je réalise que mon oncle mûrit son projet de relève depuis longtemps quand même. Depuis le début, il savait fort heureusement que le processus pouvait être long. Il fait en ce moment des choix fondamentaux pour l’avenir de son entreprise et il implique activement ses futurs repreneurs, même si ceux-ci n’ont pas encore une participation monétaire dans l’entreprise. Il leur fait confiance, il leur fait de la place, et je le sens conscient qu’il doit graduellement revoir sa position dans l’équation.
Des gardiens d’entreprise

Cette ouverture d’esprit n’est pas donnée à tous les cédants, je crois. Mon oncle me faisait part de cédants, notamment en services financiers, qui en théorie voulaient un repreneur, mais qui ne voulaient surtout pas céder leurs clientèles… ni les commissions qui vont avec.  Il faudrait peut-être que ces cédants puissent voir en leur relève autre chose que des « gardiens d’entreprise »…

J’ai bien sûr dit à mon oncle qu’il pourrait avoir une troisième carte dans sa manche s’il le voulait… en se faisant accompagner par un mentor du Réseau M.

Je suis heureuse de voir que mon oncle, avec de l’aide, du flair, beaucoup de sagesse et de bonne volonté, est en train de préparer le terrain pour sa relève. Il m’avouait tout de même le faire au meilleur de sa connaissance. J’aimerais pouvoir lui dire qu’il n’a pas tant à se croiser les doigts et que les ressources se mettent de plus en plus en place au Québec…

En fait, nous n’avons plus le choix et la vitesse grand V n’est plus une option!!!

Auteur: Rina Marchand