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Exporter dès le démarrage de l’entreprise : comment bien se préparer

Vendre sur des marchés étrangers dès le démarrage d’une entreprise, c’est possible. Mais pour éviter que cela ne fragilise la société naissante, il faut bien se préparer.

Recyc PHP aurait pu mourir sitôt née. L’entreprise a perdu, en même temps et dès le démarrage, son unique fournisseur et son seul client. Elle doit sa survie à l’exportation.

Quand il a appris les mauvaises nouvelles, Daniel Fortin, le fondateur, avait déjà trouvé un local à Drummondville et acheté l’équipement. C’était en 2005. Il se lançait dans le recyclage des rebuts de couches d’adultes et de bébés non conformes. Il avait prévu de séparer les matières et de revendre la fibre cellulosique dans un premier temps. Il connaissait bien le domaine des soins à la personne pour y avoir fait sa carrière comme ingénieur de procédés.

Mais son fournisseur de matière première, Kimberly-Clark, a fermé son site québécois quelques mois plus tard. Quant à la firme qui devait acheter la fibre cellulosique des couches, elle a également fermé ses portes peu de temps après à la suite de restructurations internes.

« On n’avait pas d’autres clients, ni d’autres fournisseurs », se souvient Daniel Fortin, 49 ans. Mais l’entrepreneur a vite rebondi. « L’entreprise ontarienne à qui j’avais acheté les machines m’avait donné le contact d’une société américaine intéressée par l’achat de fibre cellulosique », raconte-t-il. Il s’est lancé et cette firme américaine est devenue son premier client. « Je n’ai pas hésité. C’était une question de survie. On a appris comment faire de l’exportation sur le tas ! » Il a dû rapidement maîtriser la réglementation américaine, les procédures de dédouanement, les contrats de taux de change, etc.

 

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