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Ma profonde conviction envers le mentorat

Charles Sirois Mentorat
Charles Sirois Président du CA de la Fondation de l'entrepreneurship

Entrepreneuriat et mentorat sont intimement liés. Le mentorat, c’est le partage. C’est cette manière de construire entre les entrepreneurs, entre ceux qui l’ont fait et ceux qui sont en train de le faire… un peu à l’image des artisans où le maître partage auprès d’un apprenti de talent et avide d’apprendre.

L’entrepreneuriat, quant à lui, c’est une question d’attitude vis-à-vis la vie, comment on traverse les adversités, comment on exerce un leadership, comment on attire des partenaires ou que l’on qualifie un projet… C’est justement cette attitude, ce qu’on appelle le savoir-être, que le mentorat permet de développer. Et c’est en cela qu’entrepreneuriat et mentorat sont intimement liés et presque indissociables.

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Vous savez, le mentorat a toujours existé. On dit souvent que l’entrepreneuriat est plus naturel pour un entrepreneur qui a grandi dans une famille déjà en affaires. C’est parce que le mentor, bien que non identifié, était là, tout le temps. Parce qu’ils ont vu et entendu leurs parents évoluer dans l’entrepreneuriat. Parce qu’ils ont échangé et appris de leurs aléas entrepreneuriaux. D’une certaine manière, le mentor était présent de manière implicite et constante.

À l’image de ces entrepreneurs, ce que le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship offre, c’est du mentorat « organisé ». Ce n’est pas tout le monde qui a eu la chance de naître dans une famille d’entrepreneurs! En revanche, nous avons au sein de notre réseau, de nombreuses personnes en affaires qui ont réussi et qui sont prêtes à partager leur expérience.

En quelque sorte, nous remplaçons la table de la salle à manger par le Réseau M, les échanges par les dyades et la structure…

Et ça permet de réduire ce que j’appelle les erreurs mortelles. Une erreur mortelle n’a pas besoin d’être très grosse quand on est dans les affaires, surtout durant les cinq premières années suivant la création de l’entreprise. Plus l’entreprise est jeune, plus l’écart entre l’erreur vénielle et l’erreur mortelle est petit. Lorsque l’entreprise a acquis une certaine vélocité, qu’elle a prise des forces, cet écart s’élargit. Voilà pourquoi je crois beaucoup au mentorat. Il permet d’identifier ces erreurs mortelles et augmente substantiellement les capacités de survie de l’entreprise.

 

Propos de Charles Sirois recueillis par la Fondation de l'entrepreneurship.